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nombreuses dates charnières articulent l'histoire chaotique de l'île.
L'une d'elle est la fameuse bataille de la Boyne qui se déroula
dans la vallée du même nom située à quelques km à l'ouest de Drogheda.
Elle opposa l'armée de Guillaume III d'Orange (britannique) au roi
catholique roman James II d'Irlande qui perdit le trône d'Angleterre
à l'issue de la révolution pacifique (dîtes Glorieuse Révolution)
de 1688.
William,
Prince d'Orange marié à la sœur, Mary, de James fut sollicité par le Parlement
afin de devenir roi. James se réfugia en France.
Louis XIV trouva là une opportunité de combattre l'Angleterre et de bouter
William hors d'Irlande. Il fournit au roi déchu des officiers français
et des armes et débarquèrent à Kinsale en mars 1689. Le Comte de Tyrconnel,
un allié de James, mis également à disposition son armée qui contrôlait
une grande partie de l'île
James s'empressa de convoquer le Parlement largement
catholique afin que les députés abrogent la loi d'occupation installée
par les colons. Pendant le gouvernement de Tyrconnel, premier vice-roi
catholique depuis la Réforme, les protestants avait vu leur influence
décliner au sein de l'armée, des institutions civiles et politiques. Seul
en Ulster la communauté protestante tenais le coup.
En septembre 1688 alors que James étais encore roi, les apprentis de Londonderry
(ou Derry) fermèrent les portes de la cité afin de protester et d'empêcher
la venu d'un régiment catholique à la solde de Lord Antrim.
En avril 1689, Londonderry refusait toujours de se rendre à l'armée de
James. Des protestants de Enniskillen défendirent leur ville fortifiée
avec la même vigueur que ceux de Londonderry, et gagnèrent un certain
nombre de batailles contre les troupes catholiques.
James se serait alors retiré de la province du nord.
William ne pouvait faire abstraction de la menace irlandaise. En août
1689 Marshal Schomberg débarqua à Bangor avec 20000 hommes de troupe et,
aidé des troupes d'Ulster il repoussa le front jusqu'à Dundalk. La retraite
de l'armée irlandaise prit la direction de Dublin mais aucune bataille
ne fût livrée et les deux armées prirent leurs quartiers d'hivers. En
mars 1690 l'armée jacobite fût reforcées avec l'apport de 7000 soldats
français, mais Louis XIV demanda en retour 5000 soldats irlandais.
Quant à l'armée du roi William elle obtint des renforts du Danemark, d'Angleterre
(dont le Suffolk Regiment ) et d'Allemagne. Le 14 juin, c'est une armée
forte de 36 000 hommes qui marchent sur Dublin. Malgré quelques résistances
rencontrées près de Newry l'armée de James fût repoussée jusque sur les
rives de la Boyne.
La charge fût donnée à 4h du matin le 1er juillet
1690 sur un passage guéable de la rivière à la hauteur du village de Oldbridge
par l'infanterie. Un détachement de la cavalerie et de l'infanterie fît
une attaque foudroyante et coupa toute possibilité de retraite aux troupes
de l'armée irlandaise. L'effectif de l'armée de William est à ce moment
supérieur de 10 000 hommes à celle de James.
En milieu d'après midi l'armée jacobite sonne la retraite avec leur chef
en tête qui gagne Dublin pour alerter la ville de l'approche de William.
Le 6 juillet William entre dans Dublin où il donne ses remerciements pour
sa victoire à " Christ Church Cathedral ".
La plupart des soldats irlandais survivants s'engageront
dans des troupes européennes, surtout françaises. Ces mercenaires sont
appelés les "oies sauvages".